Micheline Liagre, lauréate de la Mission 2008 sur la recherche et l’innovation, actuellement à la délégation de l’Union Européenne en République du Tchad à Ndjaména.
Ce que la FNEP m’a apporté :
1. une ouverture au delà des clivages et une expérience interculturelle enrichissante
2. une opportunité extraordinaire de contribuer à une réflexion conceptuelle et un benchmark de meilleures pratiques internationales de l’innovation :
Une ouverture au delà des clivages:
La Fondation Nationale Entreprise et Performance m’a recrutée sur ma motivation alors même que je n’étais pas la candidate idéale en raison de mon âge et de ma position dans l’organisation. En effet, j’avais 51 ans au moment de la candidature. Issue de la diversité, j’avais précisément opéré une mobilité très risquée à cinquante ans.
Malgré quelques obstacles, j’ai pu rejoindre la mission 2008 fin mai 2008. Je remercie la direction de la FNEP et les autres missionnaires d’avoir tout mis en œuvre pour que cette adhésion tardive se passe bien.
Une expérience interculturelle enrichissante :
Une fois intégrée dans le groupe, je savais que j’étais engagée dans une aventure certes exaltante mais pas facile. On m’avait avertie que je risquais peut-être d’être mise à l’écart, que je ne connaissais pas les « codes » parisiens ni ceux des grandes écoles d’ingénieurs, moi qui suis de formation universitaire en sciences humaines. Ce n’est pas facile de s’écouter ni de se comprendre quand on ne se ressemble pas. C’est tellement plus confortable de voir en l’autre le miroir de soi-même. Mais quand on va au delà de ce prisme, en réalité, cette différence enrichit. La méthode, le foisonnement des idées, la maîtrise des nouvelles technologies, l’enthousiasme et la créativité des uns et des autres ont été une grande source d’enrichissement mutuel. Une partie du fruit de ces interactions a été livré dans notre production finale. Une partie, je dis bien, car je suis persuadée que nous portons en nous l’autre partie de ce parcours exceptionnel. Cette autre partie cachée qui a fait que, pour ma part, je ne suis certainement plus la même qu’avant cette mission.
Une opportunité extraordinaire de contribuer à une réflexion conceptuelle et un benchmark des meilleures pratiques internationales d’innovation
Cette expérience est venue élargir et compléter une vision régionale, nationale et communautaire que j’avais déjà des problématiques de la recherche et de l’innovation. Elle a conforté le sentiment que cette vision doit être aujourd’hui articulée avec une dimension communautaire et internationale. Elle a en grande partie répondu à la question que je me posais fréquemment face aux défis de l’innovation : mais comment font les autres ?
La pratique FNEP a par ailleurs suscité une grande admiration de la part de personnalités rencontrées au cours des voyages d’études à l’étranger. J’ai vraiment encore bien pris la mesure de la chance que j’avais d’être partie prenante de cette mission. J’ai apprécié le coaching de notre mentor, François Ailleret ainsi que les conseils avisés de Sylvie Lainé et de Pierre Azoulay lors de la rédaction finale. Je salue la disponibilité et les encouragements des anciens lauréats.
N’ayant pas poussé ma formation initiale jusqu’au doctorat, je n’avais jusqu’ici pas de publication de haut niveau à mon actif. Avec la FNEP, nos idées et recommandations ont été publiées dans un ouvrage édité par l’AFNOR : « les 6 mots clefs de l’innovation ». C’est un tournant notable dans mon parcours.
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