Valeurs
PENSER LE FUTUR POUR AGIR AU PRÉSENT
Ce en quoi nous croyons, ce que nous voulons servir :
- L’équilibre entre le long terme et le court terme, comme entre les dimensions économique, sociale, environnementale
- La solidarité, la sérénité et la prise de recul
- La prise en compte de la diversité, comme source de la performance globale
Message du Président :
Encourager l’innovation
L’une des clés de la maîtrise de la crise va être notre capacité d’innovation.
Il y a 40 ans, Jacques Chaban-Delmas prononçait à l’Assemblée Nationale le discours sur la nouvelle société… Quelques mois après 1968, après ce que l’on a appelé la « crise » de 1968.
Je vous invite à relire ce discours sur la nouvelle société… Pourquoi ? Il parle de l’économie, des entreprises et, en particulier, des grandes entreprises publiques. Il parle de la décentralisation et de la réforme de l’Etat.
Un Etat qu’il veut moins lourd, moins technocratique, plus efficace, plus réactif, recentré sur certaines de ses missions essentielles. Il parle de la formation, il parle des jeunes, il parle de l’université, il parle, par exemple, de l’autonomie des universités. Il parle des relations entre le public et le privé.
Relisez ce discours, vous verrez à quel point les problèmes d’un pays en crise il y a 40 ans peuvent se regarder avec le même regard qu’aujourd’hui.
Certes la crise que nous vivons n’est pas la crise de 1968. Comment se fait-il que, 40 ans après, sur certains sujets, on se pose exactement les mêmes questions ?
Nous avons un certain nombre de verrous, de cloisonnements, de conservatismes qui sont restés les mêmes et sur lesquels il faut agir au moins autant aujourd’hui qu’il y a 40 ans.
Et là se trouve la réponse à l’éventuelle question de savoir s’il est utile encore que notre Fondation poursuive son œuvre.
Cette réponse est positive si l’on croit à l’avenir, si l’on croit à la place de la France en Europe et dans le monde, si l’on croit au fait que, pour faire progresser notre pays, on doit agir en même temps sur le public et sur le privé, sur l’administration et sur l’entreprise, sur le grand et sur le petit.
C’est cela les valeurs qui ont été à l’origine de cette fondation quand quelques uns de nos prédécesseurs, dirigeants de grandes entreprises publiques, ont décidé de se rassembler pour apporter une contribution très modeste à l’évolution de la société à travers la responsabilité de patron qui était la leur et donc de rapprocher leurs ressources et leurs forces – et leur volonté – pour faire quelque chose de très simple, et en même temps de très riche : rassembler une équipe de quelques personnes pour leur demander de faire un travail en profondeur, difficile, exigeant, sur un thème considéré au moment où on le choisit comme un levier important de l’actualité sociale, politique et économique de notre pays. Ce faisant, on agit sur deux registres : faire travailler des gens qui ne sont pas installés dans leurs compétences et dans leurs certitudes, mais parce qu’ils sont intelligents et parce qu’ils ont un regard neuf et peut-être parce qu’ils sont jeunes, peuvent nous dire à tous des choses sur la manière de traiter le sujet de l’actualité et de le faire après avoir vu chez les autres comment ils font, c’est-à-dire à l’étranger, c’est-à-dire à l’international.
Il se trouve qu’au moment où nous avons décidé de travailler sur le thème de l’innovation, l’Europe avait choisi de labelliser l’année Européenne de la créativité. Or, ce qui sera l’une des clés d’évolution face à la crise c’est notre capacité d’innovation, cette capacité d’inventer, de créer et de trouver des voies nouvelles.
C’est la raison pour laquelle nous voulons continuer à agir au sein et aux côtés de la Fondation.
La Fondation continue à bâtir sur des valeurs présentes à l’origine, et il nous faut, bien sûr, rester attentifs aux sujets du moment, aux questions que l’on se pose, aux attentes de nos entreprises et de notre société. Il nous faut bien sûr aussi nous renouveler sur les méthodes et sur les outils. Nous devons nous adapter à cette nouveauté que représente l’usage des moyens de diffusion et de publication.
Vous pouvez compter sur nous pour dépenser un peu de notre temps et de notre énergie pour cette œuvre, parce que nous y croyons.
Hubert du Mesnil, Président de la FNEP, extraits d’une intervention prononcée le 7 octobre 2009
