Le Facteur humain

Les Ressources émotionnelles ou comment ériger le facteur humain en élément de solidité pour les entreprises et les administrations tel est le sujet de la mission 2011.

Le groupe constitué s’appuie sur Jérôme Nanty qui a accepté d’en être le mentor. La FNEP l’en remercie vivement.

Jerome NANTY

Directeur des Ressources Humaines du Groupe Caisse des Dépôts – adhérent de la FNEP – membre des comités de direction Caisse des Dépôts et Groupe, Jérôme NANTY, diplômé de l’IEP Paris et titulaire d’une maîtrise de droit public a rejoint la Caisse des dépôts en juillet 2007.

Il débute sa carrière à la Société Générale, puis rejoint, en 1989,  la direction des marchés financiers du Crédit Lyonnais (LCL). En 1998, il y rejoint la direction des ressources humaines en tant que responsable de la politique de l’emploi puis des relations du travail. De 2001 à 2002, il est directeur des relations et de la gestion sociale du groupe Crédit Lyonnais. Il occupe les mêmes fonctions au sein du groupe Crédit Agricole de 2003 à 2005, où il pilote notamment le volet social du rapprochement entre le Crédit Lyonnais et le Crédit Agricole. En 2005, il devient directeur des ressources humaines de LCL.

Donnons-lui la parole * :

« L’enjeu du sujet de la mission 2011 est celui du capital humain : comment le valoriser ? Comment lui donner sa juste et grande place ?

La réflexion prend ici sa source en trois mots clé. Le premier, c’est RECONNAISSANCE, celle de la contribution de l’humain, de chaque personne au résultat d’ensemble. Cette reconnaissance va conditionner la motivation et l’engagement des collaborateurs d’une entreprise.

Le deuxième mot, c’est COLLECTIF. Le point commun des difficultés, voire des crises, c’est la solitude. Il est temps de renoncer à la logique individualiste ; l’entreprise doit être un lieu de solidarité, malgré l’impact des nouvelles technologies qui ont fait évoluer les liens existant au sein de la communauté de travail, en permettant le passage de la communication à la télécommunication, l’ère de la messagerie succédant à celle du face à face.

Le troisième mot, enfin, c’est LONG TERME : il faut faire évoluer notre rapport au temps. On n’aborde pas les Ressources Humaines avec une vision à court terme. Ce n’est pas un terrain où l’on peut décider du jour au lendemain, où les effets attendus d’une évolution peuvent l’être à court terme.

Mais parce que la réflexion – c’est sa nature – risque de rester théorique, il convient de la concrétiser en affirmant le rôle du manager, auquel il revient de la faire vivre au quotidien. Or, ce rôle s’est profondément transformé.

Il accueille aujourd’hui dans l’entreprise, monde (encore) hiérarchique de nouvelles générations qui y sont moins préparées que jamais.

Il lui faut davantage encourager la diversité d’où naît toute force collective.

Il lui faut prendre conscience et tirer les conséquences pratiques de cette nouvelle exigence, érigée aujourd’hui en nécessité : le bien-être au travail.

Il lui faut enfin, et comme toujours, dire le SENS de l’action commune.

En somme, le champ est tellement vaste que le groupe 2011 ne pourra pas traiter tous les sujets qu’il recouvre.  L’originalité de l’approche résidera sans doute dans la capacité à regarder ailleurs, et à regarder d’ailleurs notre pratique française, elle consistera sans doute à s’appuyer sur des exemples et des pratiques plutôt que sur des idées.

Comme mentor, je ferai tout ce que je peux faire pour aider ce groupe, tout, sauf … Ce qui leur revient : leur travail. »

* éditorial de la Lettre électronique de la FNEP N°5

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