Risques Majeurs
Risques majeurs industriels et naturels : gestion de crise, conditions d’efficacité de l’action publique et de l’action des entreprises tel est le sujet de la mission 2012 de la FNEP dont le recrutement est en cours.
Il est temps de présenter votre candidature si vous souhaitez y participer.
La complexité des crises liées à des risques majeurs industriels ou naturels est croissante, de même que la définition et la mise en œuvre de politiques visant à les prévenir et les maîtriser.
L’étude, qui s’appuiera sur des éléments partagés de définition du concept de crise liée à la survenance de risques majeurs, s’attachera particulièrement à l’analyse des conditions d’efficacité des modes de gestion de ces crises, et de la collaboration et coordination entre les acteurs et parties prenantes : ministères, administrations centrales et territoriales, entreprises, société civile et ses représentants, presse.
L’articulation des réflexions proposera un constat de l’existant, fondé par exemple sur l’analyse de quelques cas typiques, et de recommandations s’appuyant sur les meilleures pratiques internationales, en prévention et maîtrise des risques majeurs visés : méthodes d’anticipation, d’évaluation et de veille, modélisation des phénomènes et normalisation, plans de secours, information du public et communication, organisation de la sécurité civile, exploitation des retours d’expérience pour pallier les défaillances organisationnelles et humaines.
Il conviendra d’explorer l’influence sur la perception et l’identification même de ces risques – catastrophe naturelle ou accident industriel – de facteurs culturels, historiques ou conjoncturels propres à telle ou telle communauté humaine.
Il conviendra parallèlement d’approfondir les différentes stratégies de gestion de ces risques majeurs : la prévention – visant à diminuer la probabilité d’occurrence -, les actions correctives – visant à diminuer l’effet du risque s’il survient -, les palliatifs – visant à compenser les préjudices et dommages subis -.
Il conviendra également, s’agissant des palliatifs, de différencier ce qui relève de la gestion de crise à proprement parler – exercice, simulation de crise, aspects organisationnels – et du « post accidentel ». Comment à l’avance prévoir les mesures qui seront mises en place en cas d’accident ? Comment parler de cette phase de préparation, en dehors du temps de la crise ? Comment faire accepter qu’il faut se préparer à l’après accident ?
Il reviendra au groupe d’étude constitué, en fonction des profils de ses membres, d’identifier des secteurs privilégiés d’observation des risques industriels majeurs : transport aérien, ferroviaire et maritime, exploitations minières, industrie nucléaire, aérospatiale, pétrolière, chimique, pharmaceutique, à titre d’exemples.
Plus globalement, devront être examinés les enjeux de la maîtrise de l’urbanisation périphérique, du vieillissement des installations, de la formation continue et du développement des compétences, du degré d’implication souhaitable et souhaitée des parties prenantes, de la gestion sur la durée des effets sanitaires et, d’une manière générale, des impacts différés des catastrophes dans l’espace et le temps.
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Michel SAPPIN, Chef du Service de l’Inspection Générale de l’Administration (IGA), a accepté d être le mentor de la Mission 2012. La FNEP l’en remercie vivement.
Né le 8 avril 1948, entré dans l’administration après une licence d’histoire-géographie, Michel Sappin est Ancien élève de l’ENA.
Après 4 ans au ministère de l’Education nationale et un an et demi comme directeur de cabinet du président du Conseil général des Hauts de Seine, il sera successivement sous-préfet, commissaire adjoint de la République de l’arrondissement de Vendôme, chargé de sous-direction au ministère de l’Education nationale, sous-préfet chargé de mission auprès du préfet de la région Centre, préfet du Loiret et secrétaire général de la zone de défense Centre-Ouest.
Secrétaire général de la préfecture du Calvados en 1993, il devient, en janvier 1994, conseiller technique au cabinet du ministre d’Etat, ministre de l’intérieur et de l’aménagement du territoire, avant d’être chef de cabinet puis directeur adjoint du cabinet.
En juin 1995, il est nommé préfet délégué pour la sécurité et la défense auprès du préfet de la zone de défense sud, préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, préfet des Bouches-du-Rhône.
Il est préfet du Lot à partir d’août 1998.
En décembre 1999, il est préfet détaché directeur de la défense et de la sécurité civiles, haut-fonctionnaire de défense au ministre de l’intérieur.
Début 2003, il est préfet de la Seine-Saint-Denis, puis, en décembre 2004, préfet de la région Picardie, préfet de la Somme. En juillet 2007, il devient préfet de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, préfet de la zone de défense Sud, préfet des Bouches-du-Rhône.
Le 6 octobre 2010, il est nommé en Conseil des Ministres chef de service de l’inspection générale de l’administration.
Michel Sappin est Officier de la Légion d’honneur et Chevalier de l’Ordre national du Mérite.
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Pour en savoir plus sur les modalités de participation à cette mission, consulter notre page Participants à la Mission Annuelle.
COMMENTAIRES
Urbaniste, Inspecteur général au CGEDD, ministère de l’Ecologie, j’ai été en charge de la politique des risques et suis intervenu sur qques sujets et des sites particuliers: avalanches, glacier de St Gervais, incendies de forêt, incendie à la Réunion,…A disposition pour apporter un éclairage si nécessaire.
Cordialement, Bertrand Creuchet

